DROIT DES FEMMES – Elle est entrepreneuse et pilote de voitures de course. Jusque là, rien de particulier. Sauf qu’Aseel Al-Hamad est saoudienne et la première femme à faire partie de la Fédération de sport automobile de son pays. Dimanche 24 juin, l’interdiction pour les femmes d’Arabie Saoudite de conduire, abolie par le roi Salman en automne dernier, a été officiellement levée. Elle pesait sur les Saoudiennes depuis de longues décennies. Pour Aseel Al-Hamad, ce fut l’occasion d’aller faire un tour au Grand Prix du Castellet. Tout un symbole, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus.

Sur le célèbre circuit du Grand Prix de France, la pilote a pu conduire pour la première fois une Formule 1, une Lotus Renault E20, le même jour où plusieurs de ses compatriotes prenaient le volant dans les rues de Riyad, en toute légalité.

Ses propos, recueillis par le Dauphiné Libérée sont empreints d’enthousiasme et de fierté. Dans les colonnes du quotidien, elle a déclaré: “Je vais mettre du temps à réaliser. Les femmes sont les meilleures conductrices non? Je suis très fière, de représenter les femmes de mon pays et l’Arabie Saoudite. Et j’ai vraiment adoré le fait de rouler avec du monde autour de moi. J’aime la France.”

À terme, Aseel Al-Hamad voudrait “permettre aux prochaines générations de femmes pilotes de conduire dans différentes catégories.”

Un peu plus tôt dans la journée, la marque Jaguar, de qui Aseel Al-Hamad est partenaire, avait posté sur Twitter une vidéo où l’on peut la voir conduire dans son pays.

Depuis décembre 2017, Aseel Al-Hamad est membre du conseil d’administration de SAMF (La fédération saoudienne des sports motorisés). Elle est aussi responsable de la section des voitures de sport à Rose Auto Magazine, le premier magazine automobile pour femmes au Moyen-Orient.

Par Hortense de Montalivet

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