Les ressources mobilisées par l’Etat entre janvier et mars, dans le cadre de l’exécution du budget 2018, ont atteint 2 192,5 milliards de francs CFA, conte 1 377,6 milliards de francs CFA, soit un surplus de 814,9 milliards de francs CFA mobilisés à fin mars 2018. Derrière cet écart notamment, le paiement des services de la dette et les charges de fonctionnement.

Les ressources financières mobilisées par l’Etat ivoirien entre janvier et mars 2018, comptant pour l’exécution du budget 2018 ont connu un important surplus. «A  fin mars 2018, les ressources mobilisées s’élèvent à 2.192,5 milliards de francs CFA pour une prévision de 1 377,6 milliards de francs CFA», a annoncé mercredi dernier, Bruno Koné Nabagné, porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres. Il a ajouté que les montants correspondent à un taux de mobilisation de 159% principalement dû «à l’émission des euro-obligations sur le marché financier  international».

Donnant d’autres détails explicatifs, Bruno Koné a rapporté qu’au premier trimestre 2018, «les recettes fiscales ont été collectées à hauteur de 773,9 milliards de francs CFA  pour un objectif qui était de 808,9 milliards, soit un taux de réalisation de 95,7%».

Quant aux dépenses pour la même période, le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’elles ont été exécutées à hauteur de 1 218,2 milliards de francs CFA pour une prévision de 1 319,9  milliards.

«Ce niveau d’exécution des dépenses résulte des opérations de paiement des services de la dette, établies à 285 milliards de Fcfa ; des dépenses d’investissement établies à hauteur de 315, 5 milliards de Fcfa et des autres dépenses de fonctionnement qui s’établissent à 94,3  milliards de Fcfa», a ajouté Bruno Koné.

Concernant les dépenses de lutte contre la pauvreté, destinées à réduire les inégalités sociales, celles-ci se sont élevées à 520 milliards de Fcfa entre janvier et mars 2018. «Ce niveau est en dépassement de 29 milliards de Fcfa par rapport à l’objectif qui était de 491,3 milliards de Fcfa», a souligné le responsable.

Au premier trimestre 2018, « il apparaît que les ressources budgétaires ont été mobilisées au-delà des objectifs fixés et les dépenses ont été contenues dans les limites des dotations budgétaires», a résumé Bruno Koné également ministre de la Communication.

Afrique.latribune.fr

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