Dix-neuf pays d’Afrique de l’ouest et du Sahel dont la Côte d’Ivoire bénéficient du Projet régional d’électrification hors réseau ou Rogep.

Le ministère du Pétrole, de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables a organisé récemment, en collaboration avec le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Cedeao (Ecreee), un atelier d’information et de sensibilisation au Projet régional d’électrification hors-réseau ou Rogep, à l’hôtel Ivotel d’Abidjan-Plateau.

Cet atelier a réuni divers acteurs professionnels du secteur dont des entreprises privées, des institutions financières, des partenaires financiers et techniques, des institutions publiques, ainsi que des acteurs de la société civile et du monde associatif.

Le Rogep est un projet régional financé à hauteur de 200 millions de dollars Us, par la Banque mondiale, soit environ 110 milliards de Fcfa et mis en œuvre par Ecreee. Il s’exécute dans les quinze pays membres de la Cedeao en plus de la Mauritanie, le Tchad, la République centrafricaine et le Cameroun. Il consistera in fine, en un déploiement d’une vaste gamme de systèmes solaires photovoltaïques autonomes pour les ménages, les services publics et les utilisations productives.

Le Rogep a pour finalité d’aider les pays concernés à atteindre leur objectif d’électrification rurale autonome hors réseau de sorte à permettre aux populations vivant, même dans les zones les plus isolées, d’avoir accès à ces sources d’énergies propres.

De fait, le projet régional entend créer tout un écosystème qui favorisera d’une part sa mise en place effective, mais aussi sa pérennisation, dans l’optique de l’accès  universel à l’électricité visé par les différents pays bénéficiaires. Dans cette logique, le Rogep entend améliorer les conditions d’investissement et attirer des entreprises locales et internationales dans un marché régional harmonisé.

Hamadou Tchiémogo, en charge de la Zone 1 du projet qui comprend le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée,  le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, et Sunil Mathrani, coordonnateur sectoriel Développement durable du Bureau de la Banque mondiale à Abidjan, expliquent que le Rogep comprend deux grands volets.

La composante 1 dotée de 60 millions de dollars américains, soit environ 33 milliards de Fcfa, est destinée à soutenir l’accélération du marché.

Quant à la composante 2, elle est dédiée à une ligne de crédit d’un montant de 140 millions de dollars Us, soit environ 77 milliards de Fcfa. Ce volet vise à la fois à soutenir et développer l’offre et la demande du marché des systèmes solaires hors réseau. Elle est destinée, entre autres, aux importateurs et distributeurs de matériel solaire, les utilisateurs finaux d’équipements solaires et les ménages.

La mise en place de Rogep est séquencée en deux phases sur une durée de 5 ans (avril 2017-août 2022): une phase préparatoire (un an) et une phase  de mise en œuvre (quatre ans).

C’est dans le cadre de la phase préparatoire qui a démarré depuis 2017 que l’atelier d’Abidjan a eu lieu et il en est de même dans tous les dix-neuf pays concernés. Un deuxième atelier est prévu dans cette même phase pour apprécier les avancées et aussi pour valider l’étude sur l’évaluation du marché solaire hors réseau.

Théodore Sinzé

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