Le Dakar, célèbre rallye-raid (autos, motos, camions, quads, SSV), pourrait faire son retour sur le continent africain à partir de 2020, a indiqué le patron de la compétition, Etienne Lavigne. Depuis 2009, cet événement se déroule en Amérique du Sud, en raison de menaces terroristes dans la région sahélo-saharienne.

Les nostalgiques du Dakar en Afrique vont-ils voir leur vœu exaucé ? Le plus célèbre rallye-raid au monde pourrait en effet effectuer son retour sur le continent qui a fait sa gloire de 1979 à 2007, après un « exil » en Amérique du Sud qui a débuté en 2009.

Amaury Sport Organisation (ASO), la société française qui gère cet événement, songe à un come-back à partir de 2020. Etienne Lavigne, le patron du Dakar, a ainsi assuré avoir noué en ce sens « des contacts à très haut niveau » avec plusieurs nations africaines, dont l’Algérie, la Namibie et l’Angola.

Désinvestissement des pays en Amérique du Sud

Ce qu’on appelait le « Paris-Dakar » à sa création a quitté l’Afrique suite à  l’annulation de l’édition 2008. Les menaces terroristes dans la région sahélo-saharienne ont poussé ASO a trouvé une nouvelle terre d’accueil l’année suivante.

En Amérique du Sud, le Dakar a tout d’abord suscité un engouement exceptionnel. Mais le retrait de pays-hôtes comme le Chili et la Bolivie semble souligner le désinvestissement des Sud-Américains.

Signe des temps, l’édition 2019 aura lieu du 6 au 17 janvier uniquement au Pérou, alors que les précédentes se déroulaient sur les territoires de deux ou trois Etats.

Jean Todt: «la légitimité serait qu’il soit organisé en Afrique»

« On va retaper à la porte des pays qui ont accueilli le Dakar ces dix dernières années pour l’édition 2020 et si malheureusement il se confirmait qu’on retrouvait les mêmes contraintes d’austérité, il faudrait trouver d’autres scénarios ailleurs et on a déjà des pistes ouvertes, a indiqué Etienne Lavigne. Si on ne pouvait plus l’amarrer en Amérique du Sud, il faudrait trouver des pays qui puissent avoir des géographies permettant d’imaginer dix ou douze jours de compétition ».

Pour Jean Todt, le président de la Fédération internationale automobile (FIA), la solution est toute indiquée. En mars 2018, il déclarait à rfi.fr : « Même si le Dakar ne fait pas partie des épreuves qui sont organisées sous l’égide de la FIA, je le dis avec une certaine nostalgie. Il se déroule en Amérique latine, une terre extrêmement propice à l’organisation des épreuves de rallye, avec une passion formidable. Mais, pour moi, la légitimité serait réellement qu’il soit organisé en Afrique. »

RFI

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