Réponses automatiques aux mails avec Smart Compose, copie de la voix humaine avec Google Duplex… Le géant américain dope ses produits à l’intelligence artificielle (IA) pour mimer les comportements humains. Le but: “faire gagner du temps” à ses utilisateurs en réalisant certaines tâches à sa place, a annoncé Google mardi, lors de sa conférence annuelle pour développeurs à Mountain View (Californie).

De l’intelligence artificielle tous azimuts. C’est le mot d’ordre lancé par Google, qui tient sa conférence annuelle pour développeurs, Google I/O, du 8 au 10 mai à Mountain View (Californie). L’année dernière déjà, le géant américain disait vouloir “réinventer” ses produits grâce à l’IA. Réunissant plus de 7.000 développeurs sur 3 jours, cette grand-messe est l’occasion d’annoncer les chantiers en cours.

“Il y a une opportunité énorme pour l’intelligence artificielle de transformer de nombreux domaines”, a déclaré en guise d’introduction Sundar Pichai, Pdg de Google.

Pour officialiser cette ligne directrice, la firme de Mountain View a rebaptisé Google Research, son service de recherche et développement, en Google IA. Tout un symbole…

“L’intelligence artificielle travailler dur sur les produits Google afin de vous économiser du temps”, a martelé Sundar Pichai. Pour automatiser certaines tâches – comme les mails ou les réservations – le géant américain a décidé de copier au maximum les comportements humains. Retour sur les principales annonces de la Google I/O.

■ Rendre Google Assistant “naturellement” bavard

Le moteur de recherche veut rendre Google Assistant, son assistant virtuel, “plus visuel, naturellement conversationnel et plus serviable”. Il est déjà utilisé par plus de 500 millions d’appareils dans le monde. D’ici l’été, une nouvelle technologie, baptisée Google Duplex, utilisera Google Assistant pour passer des coups de fil à la place des utilisateurs. Dans un premier temps, il sera uniquement possible d’effectuer certaines tâches: réservations de restaurants, rendez-vous chez le coiffeur, renseignements sur les horaires d’ouverture de magasins…

Sur les démonstrations, écoutables sur le blog Google, le résultat est bluffant. L’assistant a intégré des tics de langages, avec des silences ou des hésitations “hum”, pour mimer un dialogue humain et ne plus avoir l’impression de parler à un robot. L’avantage pour les utilisateurs ? Ne plus se préoccuper de ses petites tâches. Pour les entreprises, Google met en avant que sa technologie permet d’automatiser les prises de rendez-vous, sans recourir à un logiciel spécifique et sans perturber les employés dans leur travail.

Dans cette optique-là, Google peaufine son assistant avec 6 nouvelles voix différentes pour davantage de personnalisation.

“Nous pouvons désormais créer de nouvelles voix en quelques semaines et sommes capables de capturer des subtilités comme la hauteur, le rythme et toutes les pauses qui transmettent le sens, de sorte que les voix soient naturelles et uniques”, revendique Google.

Et pour rendre les conversations plus naturelles, il sera bientôt possible de converser en continu avec l’assistant sans répéter “Ok Google” à chaque début de requête.

■ Répondre aux mails à la place de l’utilisateur

Google propose déjà une fonction “Smart Reply” pour répondre aux mails à la place des utilisateurs avec des propositions simples comme “merci”, “non merci” ou “je ne sais pas”. Avec sa nouvelle fonction Smart Compose, le géant américain va plus loin. En fonction du contexte du mail, l’intelligence artificielle propose de compléter directement les fins de phrases que l’utilisateur est en train de taper. La proposition est grisée (voir ci-dessous). Smart Compose sera disponible “dans les semaines à venir”.

“Smart Compose vous fait gagner du temps en réduisant les écritures répétitives, tout en réduisant les risques d’orthographe et de grammaire. Il peut même suggérer des phrases contextuelles pertinentes. Par exemple, si c’est vendredi, il peut suggérer “Passez un bon week-end!” en guise de conclusion.”, précise Google dans une note de blog.

smart compose google

latribune.fr

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