Au royaume des Saoud, chaque semaine apporte son lot de nouveautés inespérées, autorisant ce qui était jusqu’alors rigoureusement interdit, de chantiers pharaoniques en cours ou en prévision, créateurs d’emplois mais aussi d’opportunités culturelles pour la jeunesse saoudienne, l’ensemble s’inscrivant dans le cadre du Plan Vision 2030 dont le grand architecte n’est autre que MBS, le prince héritier réformateur.

A l’heure où certains archaïsmes sclérosants sont levés à mesure que des portes s’ouvrent à la modernité, aux femmes et au monde, Riyad sera le théâtre d’un événement exceptionnel, pour ne pas dire historique, le 18 avril prochain : pour la première fois depuis 35 ans, une salle de cinéma spacieuse et flambant neuve accueillera le public, femmes et hommes, en prélude aux 40 salles obscures qui émergeront dans les cités phares du pays, au cours des cinq années qui viennent.

Il n’y a pas que le septième art qui soit en odeur de sainteté chez le proche allié des Etats-Unis, grâce au contrat scellé avec AMC Entertainment Holdings, une chaîne de cinéma américaine, les parcs d’attractions le sont également, notamment celui qui sortira de terre à Qiddiya, en 2022, dans le ciel sans nuages de l’idylle américano-saoudienne.

« Le marché saoudien a un très fort potentiel», se frotte les mains David McKillips, le président de Six Flags International Development Company, la plus grande société de divertissement au monde, avec lequel le Public Investment Fund (PIF) d’Arabie saoudite a signé un partenariat fructueux. L’objectif ? Voir éclore le premier parc à thème du royaume, labellisé Six Flags.

Un parc faisant la part belle aux activités sportives et ludiques, en plein cœur de Qiddiya, le futuriste et pour le moins détonnant « Las Vegas » du désert arabique, une cité gigantesque située au sud-ouest de Riyad où se divertir ne sera pas un vilain mot, mais le seul et unique maître-mot.

« Le premier parc d’attractions Six Flags créé dans le royaume sera une véritable mine d’emplois et d’opportunités pour les jeunes saoudiens », souligne le comité de direction du PIF, en écho à la déclaration de MBS, le bâtisseur visionnaire, désireux d’en finir avec la dépendance à l’or noir. « Qiddiya, par la volonté de Dieu, jouera un rôle important dans le développement de l’économie saoudienne et répondra aux besoins récréatifs, culturels et sociaux exprimés par la nouvelle génération du royaume », annonçait-il il y a quelques mois.

Un avis que partage pleinement Michael Reininger, le directeur général de ce chantier titanesque : « Avec près des deux tiers de la population saoudienne âgés de moins de 35 ans, il y a un grand appétit dans le royaume pour les parcs à thème comme celui-ci, ainsi que pour les autres installations sportives et culturelles qu’offrira Qiddiya », a-t-il récemment commenté.

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