Rachid Khadiri Abdelmoula a un destin hors du commun. Originaire de Khouribga au Maroc, le jeune marocain a tenté sa chance en partant en Italie dans l’espoir de décrocher un boulot.

Après avoir rejoint ses deux frères en 1998, il se met très vite en quête d’un travail pour lui permettre de payer ses études, car l’objectif de son exil est surtout de s’inscrire à l’Université polytechnique de Turin.

Le jeune marocain a divisé son emploi du temps entre d’un côté la Faculté et de l’autre son travail de marchant ambulant.

En 2013, il décroche son diplôme de docteur en ingénierie, mais Rachid en veut plus, il décide alors de se lancer dans une spécialisation dans son domaine.

Son parcours atypique a bien sûr ému les internautes qui l’ont soutenu tout au long de son cursus. Après avoir obtenu son diplôme, Rachid a été embauché chez le géant suisse Cemex, groupe multinational du mondial du béton.

Ce qui ne l’a pas empêché de présenter sa thèse sur « les effets des nanomatériaux de carbone ajoutés aux composite de ciment », il s’agit d’une « immersion expérimentale menée dans l’entreprise »

Le trentenaire se rappelle de sa « merveilleuse » expérience au sein de Cemex, elle fût riche en opportunités et en rencontres :

« j’ai pu côtoyer des personnes de 24 nationalités différentes » explique Rachid satisfait, tout en relativisant :

« La Suisse est très restrictive. Une personne devrait profiter de ses chances en fonction du mérite et non sur la base de certificats ».

Aujourd’hui le polytechnicien fourmille de projets, il souhaiterait « faire une activité similaire à celle effectuée en Suisse, entre recherche et application industrielle », ce sera en sorte sa contribution à la recherche de « structures intelligentes » dans le bâtiment.

Dans son fort intérieur, l’ingénieur souhaite rester à Turin, mais il est toutefois ouvert à toutes les propositions, il reste « flexible, prêt à voyager à tout moment, car de nombreuses entreprises ont des relais à l’étranger » dit-il.

En attendant de trouver l’entreprise de ses rêves, Rachid Khadiri Abdelmoula continu durant son temps libre à vendre des briquets.

« Même si les réseaux sociaux existent, je suis de la veille école, j’aime rencontrer les gens et leur parler de vive voix ».

AJIB.FR

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