Pénurie d’eau en Afrique du Sud : Le Cap pourrait échapper au « Jour zéro »

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Victime du phénomène climatique El Niño, la métropole sud-africaine du Cap pourrait échapper au scénario catastrophe de la coupure totale, à condition que la consommation d’eau se maintienne au niveau actuel et que les pluies attendues dans les prochains mois se concrétisent.

Alors que la métropole sud-africaine du Cap est confrontée à la pire sécheresse de son histoire, les autorités locales pensent pouvoir échapper au pire. « Si nous maintenons la consommation d’eau au niveau actuel et si nous recevons une quantité décente de précipitations, le Jour zéro ne se produira pas cette année », a déclaré Mmusi Maimane, patron du parti de l’Alliance démocratique (DA, opposition) qui administre la région du Cap.

Sur le site officiel de la ville, le tableau qui donnait en temps réel la date du jour où les robinets de la ville seraient privés d’eau (une date qui a oscillé entre le 12 avril et le 15  juillet, en fonction de la consommation des Capétioniens, annonce « pushed out to 2019 » (« repoussé à 2019 »).

Ce probable report du Jour zéro est principalement lié aux efforts de la population et des agriculteurs, a précisé Mmusi Maimane lors d’une conférence de presse, mercredi 7 mars au Cap. La consommation quotidienne d’eau dans la métropole a en effet chuté de 1,2 milliard de litres en 2015 à 520 millions de litres actuellement.

Une question qui se reposera en 2019 

Les habitants ne doivent pourtant pas relâcher leurs efforts, a immédiatement prévenu le chef de l’opposition parlementaire, exhortant ces derniers à s’en tenir aux restrictions drastiques actuelles de consommation d’eau. Le 19 janvier, un conseil de la ville extraordinaire avait acté une limitation de la consommation à 50 litres par personne et par jour, soit 6 000 litres par mois pour une famille de quatre personnes.

En effet, si les Capétoniens devraient pouvoir échapper cette année aux files d’attente pour recevoir des allocations quotidiennes d’eau à différents point de distribution, « ce scénario reste une vraie possibilité pour les mois d’été 2019 s’il ne pleut pas assez en hiver », a prévenu Mmusi Maimane.

Toute l’Afrique australe a subi ces dernières années une très forte sécheresse, aggravée par le phénomène météorologique cyclique El Niño, qui provoque un déplacement vers l’est – et donc vers l’océan Indien – des précipitations. Si de très fortes pluies ces derniers mois ont permis à l’essentiel de la région de refaire ses précieuses réserves d’eau, la région du Cap n’a pas bénéficié de ces précipitations, et les nappes phréatiques qui alimentent la ville sont quasiment à sec.

Jeune Afrique avec AFP

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