Londres compte négocier avec Bruxelles une « union douanière temporaire » après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, afin d’avoir « une transition en douceur ».

Le gouvernement britannique souhaite obtenir « une période de transition » avec l’Union européenne (UE) pendant laquelle le pays conserverait « un lien étroit » avec l’union douanière européenne, qui permet la libre circulation des marchandises, a annoncé le 15 août le ministère britannique chargé du Brexit.

David Davis a précisé que cette période de transition pourrait durer « quelque chose comme deux ans » et devrait en tout cas être achevée lors des prochaines élections législatives en 2022.

Pour le député travailliste d’opposition Chris Leslie, membre du cercle de réflexion Open Britain, partisan d’un maintien dans l’UE, cette proposition d’union douanière temporaire n’est cependant qu’un « voeu pieux ».

« Il est fantaisiste de prétendre que nous pouvons avoir les échanges commerciaux les plus libres possible et sans conflit avec notre premier partenaire alors que le gouvernement reste déterminé à sortir le Royaume-Uni de l’union douanière », a-t-il réagi.

Priorité à la question irlandaise

L’UE n’abordera la question de sa nouvelle relation avec le Royaume-Uni qu’après avoir avancé sur les priorités de négociations fixées par les deux parties, a déclaré la Commission européenne en réponse au souhait de Londres.

« Nous prenons note de la demande du Royaume-Uni pour une période de mise en oeuvre, et sa préférence en ce qui concerne la future relation, mais nous n’aborderons ces questions qu’une fois que nous aurons fait suffisamment de progrès sur les conditions d’un retrait ordonné », a indiqué un porte-parole.

La Commission réitère ainsi la position prise par les Etats membres, qui ont fixé trois thèmes à trancher en priorité : le sort des citoyens de l’UE au Royaume-Uni après son départ, la facture de sortie et la question de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, sur laquelle Londres doit publier sa position le 16 août.

RFI avec AFP

AUCUN COMMENTAIRE

REPONDRE