Sept athlètes africains à suivre aux Mondiaux d’athlétisme 2017

0
208

Les Championnats du monde 2017 d’athlétisme se déroulent du 4 au 13 août à Londres. Voici sept athlètes africain(e)s à suivre en particulier.

Genzebe Dibaba

Dorée sur 1 500 mètres et bronzée sur 5 000 mètres à Pékin, Genzebe Dibaba espère faire mieux à Londres. L’Ethiopienne de 26 ans, détentrice du record du monde de la distance, aura pour principales concurrentes la Kényane Faith Kipyegon, championne olympique en titre, et la Néerlandaise Sifan Hassan.

Luvo Manyonga

On lui promet gloire, médailles et records, en saut en longueur. A 26 ans, Luvo Manyonga n’a pas encore remporté de titre mondial ou olympique chez les séniors. Le Sud-Africain semble toutefois favori à Londres, avec un record à 8 mètres 65. D’autant qu’un de ses concurrents les plus sérieux, le Britannique Greg Rutherford est forfait. Reste que le dauphin de Jeff Henderson aux JO 2016 s’est blessé à la cheville il y a deux mois. Un handicap ?

Ben Youssef Méité

L’Ivoirien aborde ces Mondiaux 2017 avec pression et stress, la rançon du succès. Sixième en finale des Jeux olympiques 2016, le sprinteur ivoirien est un prétendant sérieux au podium ; surtout après le forfait du Canadien André De Grasse, 3e à Rio. Le champion d’Afrique du 100 mètres a décidé de se concentrer sur la distance-reine, à Londres. Pour le sprinteur de 30 ans, ces Mondiaux sont peut-être la dernière chance de décrocher une médaille au plus haut niveau.

Wayde van Niekerk

Le nouveau phénomène de l’athlétisme sera l’attraction numéro deux de ces Championnats du monde 2017 après un Usain Bolt focalisé sur le 100 mètres cette année. Aligné sur 200 mètres et sur 400 mètres, Wayde van Niekerk fait figure de grand favori dans ces deux courses, même si le Botswanais Isaac Makwala, en grande forme, pourrait lui voler la vedette, notamment sur le demi-tour de piste. Le champion du monde et olympique du 400 mètres aura en tout cas une grosse pression à Londres.

Caster Semenya

Depuis huit ans, la Sud-Africaine fait face à une polémique sur sa physiologie. La double championne olympique du 800 mètres est en effet accusée de produire un excès d’hormones mâles qui lui donne un trop grand avantage sur des concurrentes comme la Burundaise Francine Niyonsaba. Caster Semenya n’a cure des débats sur son genre et s’élancera aussi sur le 1 500 mètres où ses chances de sacre paraissent toutefois plus faibles, face aux Ethiopiennes et aux Kényanes notamment.

Marie-Josée Ta Lou

Les images d’une Marie-Josée Ta Lou en larmes ont fait le tour du monde, l’été dernier. L’Ivoirienne avait frôlé le bronze olympique sur 100 mètres, en terminant à quelques millièmes de secondes de la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce. L’Ivoirienne avait également fini au pied du podium sur 200 mètres, à Rio. A Londres, les conditions climatiques ne seront pas idéales pour la sprinteuse de proche. Mais la championne d’Afrique du 200 mètres compte bien prendre sa revanche, malgré la concurrence féroce des Jamaïcaines, des Trinidadiennes, de l’Américaine Tori Bowie, de la Néerlandaise Dafne Schippers et de ses consœurs Murielle Ahouré et Blessing Okagbare.

Julius Yego

Tenant du titre en lancer du javelot, Julius Yego a grandement contribué à la première place du Kenya aux Mondiaux 2015. Deux ans plus tard, le Kényan défend son titre avec pour référence, cette saison, un lancer à 87 mètres 97 qui le place théoriquement assez loin de ses rivaux allemands, notamment. « Mais je me sens prêt », assure-t-il. En l’absence de son compatriote, le coureur de 800 mètres David Rudisha (forfait), le lanceur jouera un rôle-clé au sein de la délégation kényane.

Par RFI

AUCUN COMMENTAIRE

REPONDRE