C’est une levée de fond record qu’a réalisé la Côte d’Ivoire sur les marchés internationaux. En vendant des titres de sa dette souveraine, le pays a réussi à récolter près 1,2 milliard de dollars et 625 millions d’euros qui serviront pour financer les investissements ivoiriens et ainsi accélérer le programme de développement. Après la tournée en Europe et aux Etats-Unis début juin, le Premier ministre a organisé une rencontre avec la presse à Abidjan. C’est la première conférence d’Amadou Gon Coulibaly, depuis son arrivée en début d’année.

Tout est cadré au millimètre lorsque le Premier ministre fait son entrée d’un pas conquérant. La Côte d’Ivoire a levé près de deux milliards de dollars auprès d’investisseurs étrangers. Au total, la demande de rachat de la dette souveraine a été quatre fois supérieure à l’offre que proposait le pays.

« L’émission de l’Eurobond 2017 de la Côte d’Ivoire a connu un franc succès. Cette émission a permis – dans le contexte de volatilité des prix des matières premières que notre pays a subi, particulièrement pour le cacao – de mettre en exergue la résilience de l’économie ivoirienne fondée sur la diversification de sa base productive », a déclaré Amadou Gon Coulibaly.

Même si les perspectives de croissance sont bonnes, le déficit budgétaire passera de 3,7% à 4,5% en 2017. A cela s’ajoute la grogne sociale qui fragilise l’économie ivoirienne et sur laquelle est revenu le Premier ministre : « La question de la mutinerie était une question uniquement financière. Nous avons eu à faire face aux 10 millions de francs CFA. Il y a 2 millions qui restent à payer. Avant de partir, le ministre de l’Economie et des finances avait positionné dans un compte ici à Abidjan les ressources nécessaires pour que, justement, les investisseurs ne se disent pas que nous allons emprunter pour faire face à ces dépenses ».

Si les mutins sont payés, les fonctionnaires réclament toujours des arriérés de 250 milliards de francs CFA.

RFI

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