La Réunion : un homme “soupçonné de radicalisation” blesse 2 policiers

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La menace terroriste continue de planer sur le territoire français entre les deux tours de l’élection présidentielle. Vers 6 heures jeudi matin, un groupe d’intervention de la police nationale a dû maîtriser un assaillant « soupçonné de terrorisme » à La Réunion. « L’intervention du groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) a eu lieu vers 6 heures. L’homme a refusé de se rendre et a tiré au fusil de chasse sur les forces de l’ordre », a rapporté la préfecture de l’île. Les policiers ont « riposté » et « maîtrisé l’assaillant », un homme de 22 ans qui « se serait converti assez récemment à l’islam », a-t-elle précisé.

Les jours des policiers et de l’assaillant ne sont pas en danger. Les policiers agissaient dans le cadre d’une procédure pour apologie du terrorisme. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie pour tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle. L’agresseur vivait avec sa mère, elle aussi placée en garde à vue, dans un appartement situé au premier étage d’un immeuble de Saint-Benoît. « C’est quelqu’un de très discret, qui ne fréquentait pas grand monde et qui n’a jamais fait d’histoire », témoigne une voisine. « On a bien vu qu’il s’était laissé pousser la barbe depuis quelque temps, mais on n’y a pas prêté attention plus que ça », dit un jeune homme.

Filière démantelée en 2015

Les forces de l’ordre sont aussi intervenues au même moment dans un autre immeuble de la ville. L’opération s’est déroulée sans heurt. On ignore si elle a donné lieu à une autre interpellation. Une filière djihadiste, la première en outre-mer, avait été démantelée à La Réunion en juin 2015. La filière était dirigée un prédicateur salafiste présumé de 21 ans surnommé « l’Égyptien ». Il a été interpellé en juin 2015 et transféré à Paris, où il a été mis en examen et incarcéré.

Selon les chiffres de la préfecture de La Réunion, une centaine de personnes soupçonnées de radicalisation est recensée dans l’île. « Moins de douze heures après la manifestation nationale organisée par Unité SGP Police-FO, cet acte délibéré montre que les policiers sont en danger sur l’ensemble du territoire national et non sur seulement quelques zones comme voudraient le faire croire certains magistrats », a réagi dans un communiqué le syndicat, qui s’est dit « profondément choqué et en colère après cette nouvelle agression ».

Le Point.fr

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