Quand on citait le nom d’Abu Bakr (qu’Allah l’agrée) devant Omar Ibn al-Khattâb, celui-ci disait: « Abu Bakr (qu’alla l’agrée) est notre maître, qui a libéré notre maître. » Il visait Bilal. Mais Bilal ne prêtait pas beaucoup d’attention aux éloges qu’on lui adressait.
En effet, il baissait les yeux, en disant humblement: « Je suis plutôt un Abyssinien… J’étais un esclave… »
Bilal Ibn Rabah (radiya Allahou ‘anhou) était un esclave noir musulman qui pourrait servir d’exemple de combativité pour les musulmans de l’époque contemporaine. Fils d’une escale éthiopienne, Bilal Ibn Rabah est né à la Mecque (vers l’an 43 avant l’Hégire).

Il est l’un des premiers reconvertis à l’Islam. Avant d’être libéré par Abu Bakar, il se reconvertit à l’Islam alors qu’il était l’esclave de Umayyah Ibn Khalaf. Ce dernier résolut de le torturer jusqu’à ce qu’il renie l’Islam ou qu’il meurt. Il le faisait coucher sur le dos sur le sable brûlant du désert mecquois et faisait poser un rocher énorme sur sa poitrine.

À la fin de l’édification de la première mosquée, celle de Quba à Médine, Notre Prophète Muhammad (sallAllahou ‘alayhi wa salam) choisit Bilal Ibn Rabah pour faire le premier appel à la prière (adhan). Ce choix fut motivé par la magnifique voix de Bilal entendue et reconnue par Notre Messager (sallAllahou ‘alayhi wa salam). Ainsi, Bilal Ibn Rabah devint le premier «muezzin de l’envoyé».
Bilal était le compagnon de toujours du Prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam). Il prenait part aux expéditions et aux batailles, lançait l’appel à la prière et accomplissait les rites de cette religion nouvelle. Si bien que le Prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam) disait de lui: « C’est un homme qui fait partie des compagnons du Jardin. »

Bilal est aussi connu pour sa personnalité exceptionnelle qui force l’admiration. Modeste, courageux, il aimait se trouver en compagnie du Prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam), qu’il accompagnait lors des grandes batailles. Bilal mourut à Damas à soixante ans. Voici les derniers instants de sa vie :
« Quelle catastrophe ! Quelle catastrophe ! » S’écriait son épouse le voyant en train de mourir. Bilâl lui répondit : « Ne dis pas ‘Quelle catastrophe !’, mais dis plutôt ‘Quelle joie ! Quelle joie !’ demain, je rencontre les Bien-Aimés ; Mohammed et ses compagnons ! »

ajib.fr

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