La procédure est donc lancée, la Première ministre britannique Theresa May a enclenché l’article 50 pour que son pays sorte de l’Union européenne. Les discussions pour acter le divorce devraient durer deux ans. Côté européen, c’est le français Michel Barnier qui va mener les négociations au nom des Vingt-Sept, l’occasion de faire le point sur son équipe de négociation et sur les dossiers prioritaires.

Ils sont 30, 15 hommes et 15 femmes, autour de Michel Barnier. Leur profil : des juristes, des économistes, des experts des questions commerciales. Ils sont Français, Allemands, Espagnols. En revanche, pas de Britanniques dans l’équipe. C’est ce groupe qui va préparer la sortie du Royaume-Uni de l’UE au nom des Vingt-Sept.

Les dossiers prioritaires sont au nombre de trois : d’abord, la facture du désengagement britannique ; deuxièmement, le rétablissement des douanes et des contrôles aux frontières avec l’Irlande ; et enfin les droits des millions de ressortissants britanniques vivant dans l’UE et des citoyens européens résidant Outre-Manche.

Régler la question des citoyens européens

Pour Guy Verhofstadt, coordinateur sur le Brexit pour le Parlement européen, il faut à tout prix éviter que Londres se serve d’eux comme monnaie d’échange : « Ce qu’on ne veut pas, c’est qu’on commence des négociations dans lesquelles ont qu’on va régler [cette question] au moment où l’on sait quelque chose sur les effets financiers [du Brexit] pour la Grande-Bretagne. Non, il faut d’abord régler le sort des citoyens qui sont victimes, en fait, de cette décision britannique. »

Enfin sur la forme, les négociateurs européens veulent se concentrer d’abord sur le divorce, puis dans un second temps sur la future relation de Londres avec les Vingt-Sept.

RFI

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