Une enquête a été ouverte ce jeudi 23 mars en France, au lendemain de l’attentat meurtrier de Londres dans lequel trois lycéens français ont été blessés, dont deux gravement. Leurs camarades du lycée Saint-Joseph de Concarneau (Finistère) sont sous le choc. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault est à Londres ce jeudi. Il assiste aux travaux du Parlement britannique, qui ont repris, après une minute de silence, et se rend au chevet des blessés.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a assisté ce jeudi matin à la reprise de la session du Parlement britannique qui s’est ouverte après une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat. Le ministre se rend également au chevet des trois jeunes Français blessés, mercredi 22 mars, dans l’attaque terroriste de Londres. Selon un responsable de la préfecture, les deux blessés graves présentent « des fractures lourdes », mais « il n’y a pas de pronostic vital engagé ». Élèves du collège-lycée Saint-Joseph de Concarneau, dans le Finistère, ils faisaient partie d’un groupe de 92 adolescents en voyage scolaire.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance du chef de « tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ». Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Une cellule psychologique activée

Leurs camarades sont rapatriés par avion ce jeudi 23 mars, a annoncé la secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes, Juliette Méadel. Selon elle, 56 des 92 élèves ont assisté à l’attaque. Certains d’entre eux devraient donc être entendus ou réentendus par la police britannique.

Des psychologues francophones assistent actuellement à Londres les élèves choqués et une cellule locale de soutien aux victimes, composée notamment de pédopsychiatres et de psychologues, sera activée dès leur retour en Bretagne. « Ce sont des lycéens, ils sont jeunes. La prise en charge psychologique, si elle se fait tout de suite, permet d’éloigner les séquelles », a estimé la secrétaire d’Etat.

Très touchés, les autres élèves du lycée Saint-Joseph ont quant à eux repris le chemin de l’école ce jeudi. « C’est vraiment horrible, a assuré Chloé, une élève de terminale littéraire qui a repris les cours. Je n’ai pas les mots pour dire ce que je ressens. J’ai eu une fille au téléphone qui était là-bas. Elle était en pleurs et vraiment choquée. Ils sont choqués. Vraiment tous choqués. Moi aussi je suis choquée. J’ai eu la peur de ma vie. »

RFI Avec AFP

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