Des drones disponibles dans le commerce sont devenus une arme de guerre dans la bataille de Mossoul, où l’armée irakienne et les jihadistes du groupe Etat islamique s’affrontent par drones interposés. Les envoyés spéciaux de RFI à Mossoul ont suivi une opération menée grâce à un drone des forces irakiennes.

Décollage du drone de la division d’intervention rapide. Aux commandes, le sergent Hussein. En cinq minutes à peine, son drone militarisé survole déjà les lignes ennemies. Les positions jihadistes apparaissent sur son écran de contrôle. Il largue deux obus.

« Quand nos hommes sont trop proches des jihadistes sur le terrain, nous préférons utiliser ces petits drones. Les raids de l’aviation sont trop puissants. Ils pourraient nous nuire. Le drone a ciblé une position à proximité du quatrième pont ».

Le jeune pilote de drone n’a pas le temps de finir sa phrase, un tir ennemi, un obus des jihadistes, s’écrase à quelques mètres. Il faut rapidement quitter la zone.

«Ils ont identifié notre position et ils ont lâché des obus contre nous. Eux aussi ils ont des drones. Ils étaient en train de nous observer. Leur drone volait très haut. Ils nous ont ciblés».

Renseignement, combat, le drone rempli une double mission. Pourtant, cet appareil à usage civil à l’origine n’est pas très fiable. De part et d’autre de la ligne de front il est facilement repérable. Le simple passage des avions de combat de la coalition brouille son signal.

RFI

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