Aux Etats-Unis, le ministre de la Justice, le très controversé Jeff Sessions, a réclamé vendredi la démission de 46 procureurs fédéraux. Une décision qui a soulevé de nombreuses critiques. Pourtant il est normal qu’en cas de changement d’administration le nouveau président procède au remplacement des procureurs nommés par son prédécesseur. Ce qui choque cette fois, c’est la soudaineté et le nombre de démissions réclamées.

Chaque annonce doit faire la Une des médias américains. C’est l’impression que donne l’administration Trump depuis l’investiture du milliardaire. Et celle de ce vendredi confirme la tendance.

Le ministère de la Justice américain a réclamé ce vendredi la démission de près de 50% des procureurs fédéraux. 46 pour être exact sur un total de 93. Le but étant de mettre un terme au legs des années Obama dans la justice.

Habituellement lorsque Washington connaît un changement d’administration, le remplacement de ces procureurs se fait peu à peu.

Remplacés par des membres du ministère

Et lorsqu’ils remettaient leur démission, on leur laissait le temps de poursuivre leurs enquêtes avant que leur remplaçant ne prenne leur poste. Ce ne sera pas le cas cette année. Une fois leurs démissions acceptées par le président, ils seront remplacés temporairement par des membres du ministère de la Justice avant que ne soient nommé leurs remplaçants.

C’est ce que dénonce non seulement les élus démocrates, mais également des organisations civiles. La manière de faire n’est pas la bonne et risque de mettre en péril des enquêtes qui vont être suspendues tant que les nouveaux procureurs ne seront pas en place.

Le cas le plus criant est celui du procureur du district sud de New York, qui est en charge de certaines des affaires parmi les plus complexes du pays. Donald Trump l’avait reçu après sa victoire en novembre 2016 et les deux hommes semblaient d’accord pour continuer à travailler ensemble. Mais son nom figure bien sur la liste détaillée hier par le ministère de la Justice.

RFI

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