Ils étaient 3 200 en mars 2015, ils sont désormais près de 16 000. Le nombre de Français inscrits sur le Fichier de traitement des signalés pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a presque quadruplé en deux ans. Selon nos confrères du journal Le Monde, qui citent un rapport du ministère de l’Intérieur, la majorité de ces « signalés » vit dans les départements les plus peuplés. De quoi établir une « carte de France de la radicalisation ».

C’est en région parisienne que résident le plus grand nombre de personnes « signalées ». En tête du classement, le département de Seine-Saint-Denis compte près de 900 signalements depuis avril 2014, devant Paris, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.

Le Nord, les Bouches-du-Rhône et la région lyonnaise occupent les 4e, 5e et 6e places du classement. Ce sont donc, sans surprise, les départements les plus peuplés qui sont les plus touchés par la radicalisation.

Mais les zones rurales ne sont pas épargnées. Rapporté à la population, le nombre de signalements dans certains départements du sud et du midi de la France est proche de ceux de la région parisienne.

Autre enseignement de ce rapport, le profil des personnes radicalisées : 17% sont mineures, 27% sont des femmes et dans un peu plus d’un cas sur trois il s’agit de convertis à l’islam.

Ces chiffres regroupent les personnes signalées par un proche, un collègue ou un ami, mais aussi par les services de l’Etat. Les profils les plus durs sont suivis par la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure.

RFI

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