Les alliances interethniques peuvent parfois être sources de dissensions, a constaté l’AIP, dimanche, au cours des obsèques d’un conseiller pédagogique à Séguéla (Nord-ouest, région du Worodougou).

‘’Les Senoufo nous ont frappé’’, criait à tue-tête un individu apparemment éméché qui a été, avec un autre, sorti manu militari du sépulcre pendant qu’ils tentaient de s’opposer à la mise en terre de la dépouille du conseiller.

Auparavant, au domicile du défunt, des Worodougouka (populations autochtones de Séguéla, ndlr) et des Yacouba qui avaient ‘’bloqué le corps’’ ont également été ramenés à la raison par des jeunes qui semblaient exaspérés par l’intransigeance des ‘’alliés’’ alors qu’ils avaient reçu la somme de 5 000 francs CFA.

‘’C’est pour éviter tous ces débordements qu’à Daloa, les gens ont décidé qu’entre les Worodougouka et les Senoufo, c’est 2000 francs et ça ne doit pas durer plus de 10 minutes’’, a confié l’un des collègues du défunt après environ une heure de négociations.

‘’Quand pour nous va arriver, celui qui va aller au quartier Bakayoko pour dire quelque chose va voir’’, a prévenu un jeune de Séguéla visiblement très remonté sous la pluie qui est tombée de façon impromptue pendant l’ensevelissement.

Les Senoufo et les Yacouba ainsi que les Senoufo et les Worodougouka sont liés par des alliances interethniques signées entre leurs ancêtres et qui sont des pactes de non-agression permettant de maintenir la paix et la cohésion sociale, note-t-on.

AIP

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