Formellement identifié comme étant Abdallah El-Hamahmy, un Égyptien de 29 ans, l’auteur de l’attaque contre des militaires près du musée du Louvre a déclaré avoir agi “sans être commandité par le groupe État islamique”.

Abdallah El-Hamahmy a affirmé aux enquêteurs avoir « agi de son plein gré ». Selon ses dires, il aurait pénétré dans la très touristique galerie du Carrousel du Louvre afin d’y mener une action symbolique contre la France, avec l’intention de dégrader des œuvres du musée.

« Une adhésion aux thèses de l’EI »

Une version en totale contradiction avec son arrivée sur les lieux, une machette de 40 cm dans chaque main, fonçant vers les militaires en criant « Allah Akbar » (« Dieu est le plus grand », en arabe). Les policiers notent que, dans ses déclarations, le jeune homme « assume une certaine adhésion aux thèses de l’EI », rapporte une source proche de l’enquête. Il a également expliqué vouloir « s’attaquer à un symbole de la France en réaction aux frappes de la coalition internationale qui touchent les frères en Syrie », d’après cette même source.

Au début muet, l’homme, grièvement blessé au ventre par des tirs de riposte des militaires, avait commencé à parler aux enquêteurs lundi lors d’une troisième audition, à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris. Mais sa garde à vue a été levée le lendemain du fait de la dégradation de son état de santé.

Un tweet qui intrigue les enquêteurs

Aucune revendication n’a été émise à ce stade et aucun signe d’allégeance à un groupe jihadiste n’a été trouvé lors de la perquisition dans l’appartement qu’il avait loué à Paris. Mais les enquêteurs s’interrogent sur un tweet émis avant l’attaque depuis son compte reprenant un extrait d’un discours de Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de l’EI, tué par une frappe de la coalition antijihadiste le 30 août en Syrie.

« Lorsque son état de santé sera déclaré compatible par le corps médical, il sera vu par le juge d’instruction » en vue d’une inculpation puis d’un éventuel placement en détention provisoire, avait affirmé mardi une source judiciaire.

Par Jeune Afrique avec AFP

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