Le Louvre a rouvert ses portes ce samedi matin avec une affluence normale malgré l’attaque au couteau qui a eu lieu hier, vendredi 3 février, contre des soldats de l’opération Sentinelle, attaque qui avait entraîné la fermeture du plus grand musée du monde. Une enquête pour terrorisme a été ouverte par le procureur de Paris et si l’identité de l’assaillant est encore sujette à caution, des éléments laissent à penser qu’il s’agirait d’un Egyptien de 29 ans. L’homme a été blessé lors de l’agression mais son pronostic vital n’est plus engagé.

C’est le téléphone portable de l’assaillant qui a orienté les enquêteurs vers une identité qualifiée de « probable » par le procureur. Une information qui a ensuite été croisée avec la base de données biométrique des demandeurs des visas. Un nom est ressorti : Abdallah El Hammamhy, un Egyptien de 29 ans, inconnu jusqu’alors des services de police et de renseignement français.

Une recherche sur les réseaux sociaux a permis d’affiner ce profil : l’individu serait cadre commercial à Dubaï et son activité sur Twitter vendredi matin semblait annoncer ses intentions : « Pas de compromis, pas de retour possible, il n’y a pas de paix dans la guerre », écrivait-il quelques heures seulement avant l’attaque.

Si cette identité est bien confirmée, son parcours se dévoile également. Il y a d’abord la demande d’un visa touristique français le 8 novembre dernier. Le 26 janvier, l’homme atterrit à Paris d’où il doit en repartir le 5 février. Durant ce séjour, il loue un appartement qu’ont retrouvé les enquêteurs. A l’intérieur : deux étuis à machette, de l’argent liquide, ainsi qu’un passeport porteur de visas pour l’Arabie saoudite, la Turquie et un permis de résident aux Emirats arabes unis.

Le profil de l’attaquant se dessine peu à peu mais reste encore cette interrogation majeure : a-t-il agi seul ou sur ordre ? C’est la question à laquelle les enquêteurs cherchent encore une réponse.

RFI

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