Santé: un léger mieux dans le traitement des maladies du foie

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La dixième édition du congrès Paris Hepatology Conference (PHC), sur les pathologies du foie s’est tenue du lundi 30 au mardi 31 janvier au palais des congrès de Paris. L’occasion de faire le point sur la santé de cet organe et notamment sur les traitements possibles. Rappelons que l’hépatite C touche près 170 millions de personnes dans le monde, notamment dans les pays pauvres.

2016 a été l’année de la révolution pour tous les malades touchés par l’hépatite C. Son traitement est pour le moins très efficace puisqu’il permet presque totalement l’élimination du virus ; des médicaments opérant, dans une moindre mesure, à l’égard de l’hépatite B.

Le professeur Patrick Marcellin, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et organisateur de cette réunion internationale d’experts : « Pour l’hépatite B, on a des rémissions. Et on s’est rendu compte qu’en arrêtant la multiplication du virus, charge virale négative, à ce moment-là le foie régénère, et la maladie régresse. Mais bien sûr, pour traiter il faut trouver les malades. Et on sait qu’il y a probablement des centaines de milliers de patients en France qui ont l’hépatite chronique B ou l’hépatite chronique C. Comme ce sont des maladies silencieuses, ils l’ignorent. Seul le dépistage peut repérer ces malades qui sont souvent diagnostiqués par hasard, lors d’un bilan, systématique, mais la plupart des hépatologues maintenant considèrent qu’on devrait se faire un dépistage universel, parce que l’hépatite C ou l’hépatite B peuvent toucher n’importe, même sans facteur de risque évident. »

Mais, en 2017, d’autres maladies du foie progressent et sont très difficiles à déceler. La stéatose hépatique non alcoolique (NASH, acronyme anglophone) par exemple est un nouvel acteur de la cirrhose et du cancer du foie, sans lien avec l’alcool, mais liée au surpoids et à l’obésité.

Par RFI

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