Le système moral de l’islam: Voici ce que le Coran enseigne

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l’islam est un mode de vie complet et la moralité est l’une de ses pierres angulaires.  la moralité est l’une des sources fondamentales de la force d’une nation, tout comme l’immoralité est l’une des principales causes du déclin d’une nation. l’islam a établi certains droits fondamentaux universels pour l’humanité, droits qui doivent être respectés en toutes circonstances.   Pour faire respecter ces droits, l’islam fournit non seulement des garanties légales, mais aussi un système moral très efficace.  Par conséquent, tout ce qui mène au bien-être des individus et/ou de la société et qui ne va pas à l’encontre des lois divines est moralement bon ; et tout qui cause du tort aux individus et/ou à la société est moralement mauvais.

Vu son importance dans une société saine, l’islam encourage la moralité et tout ce qui y mène et s’oppose à la corruption et à tout ce qui y mène.  Le principe directeur du comportement du musulman est l’action vertueuse; ce terme s’applique à toutes les actions et non seulement aux actes d’adoration.  et le juge de toute action est Dieu Lui-même. Les qualités les plus fondamentales du musulman sont la piété et l’humilité.  Le musulman doit se montrer humble devant Dieu et devant les gens : « Ne détourne pas ton visage de tes semblables par  mépris (envers eux) et ne foule pas la terre avec insolence; car Dieu n’aime pas l’arrogant infatué de sa personne.  Sois plutôt modeste dans ta démarche, et abaisse le ton de ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien celle de l’âne! » (S 31 V 18-19) Le musulman doit constamment exercer un contrôle sur ses passions et ses désirs.  Il  doit éviter d’être vaniteux ou d’être trop attaché aux plaisirs éphémères de la vie d’ici-bas. Tandis que la majorité des gens permettent à leur amour des choses matérielles de prendre toute la place, dans leur cœur, le musulman doit apprendre à accorder une grande place à Dieu, dans son cœur, et à ne voir les choses matérielles que comme des nécessités de la vie.  Plutôt que de s’attacher à sa voiture, à son emploi, à ses diplômes et à son compte bancaire, il voit ces choses comme des outils qui peuvent, peut-être, l’aider à devenir une meilleure personne. « … le jour où ni ses biens ni ses enfants ne seront d’aucune utilité (à l’homme), et où seul se réjouira celui qui viendra à Dieu avec un cœur pur. » (S 26 V 88-89) Principes de moralité en Islam.
Dieu résume ce qu’est la vertu dans le verset 177 de la sourate al-Baqarah :  « La piété ne consiste pas à tourner vos visages vers l’est ou l’Ouest ; mais pieux est celui qui croit en Dieu et au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux prophètes, et qui donne ses biens, par amour pour Dieu, à ses proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs, à ceux qui demandent (de l’aide) et pour libérer des esclaves ; [et pieux est celui] qui observe
assidûment ses prières et qui paie la zakat. et [sont pieux] ceux qui respectent leurs engagements lorsqu’ils s’engagent, et ceux qui sont patients en période de tribulations, d’adversité et de grande tension.  Les voilà, ceux qui sont sincères et les voilà ceux qui craignent vraiment Dieu. » Ce verset nous enseigne que la piété et la vertu sont d’abord et avant tout fondées sur une foi vraie et sincère.  La clef de la vertu et du bon comportement est une relation étroite avec Dieu, qui nous voit tous, à chaque instant, peu importe où nous nous trouvons.  Il connaît les secrets de nos cœurs et les intentions derrière chacune de nos actions. Par conséquent, le musulman doit faire preuve de moralité en toutes circonstances; Dieu sait tout, même quand personne d’autre ne sait.  Même si nous arrivons à tromper tout le monde, nous ne pouvons jamais tromper Dieu.  et même si nous arrivons à fuir tout le monde, nous ne pouvons jamais fuir Dieu. L’amour et la conscience de Dieu que nourrit l’homme, dans son cœur, de même que la certitude du Jour du Jugement l’amènent à faire preuve de moralité, dans son comportement de tous les jours, et à développer une véritable sincérité, dans ses intentions.  Dieu dit, dans le Coran : « Certes, le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est celui qui a la meilleure conduite. » (S 49 V 13) Viennent ensuite, comme comportements pieux, la charité envers les moins nantis et surtout, le fait de donner de nos biens auxquels nous sommes attachés.  Cela, de même que d’autres actes comme la prière et la zakat, fait partie intégrante de l’adoration de Dieu.  Par ailleurs, une personne vertueuse doit toujours être fiable et honnête. enfin, la foi doit être inébranlable et ne doit pas diminuer lorsque la personne traverse de lourdes épreuves.  La moralité d’une personne doit être forte pour lui permettre de vaincre toutes les formes de corruption « Dieu aime ceux qui sont patients. » (S 3 V 146) La patience est à la fois plus difficile et plus admirable lorsqu’elle est exercée à l’encontre de ses propres désirs ou de sa colère : « et rivalisez les uns avec les autres pour obtenir le pardon de votre Seigneur, et pour un Paradis aussi large que les cieux et la terre, préparé pour les pieux, qui dépensent [de ce que Dieu leur a donné], dans l’aisance comme dans l’adversité, qui contrôlent leur colère et qui pardonnent à autrui.  Dieu aime les bienfaisants. » (S 3 V 133-4) Ces trois actes (la charité, le contrôle de la colère et le pardon) sont parmi les plus difficiles pour la plupart des gens, mais ils sont aussi la clef pour recevoir le pardon de Dieu et entrer au Paradis.  Ne font-ils pas partie des meilleurs, ceux qui donnent en charité alors qu’ils sont eux-mêmes dans le besoin, qui arrivent à se contrôler lorsqu’ils sont en colère et qui pardonnent à ceux qui leur causent du tort? en faisant en sorte que l’unique objectif de tout musulman soit de faire plaisir à Dieu, l’islam a établi les plus hautes normes de moralité.  et c’est sur la base de ces normes que l’on doit juger si une action est bonne ou mauvaise. La moralité, en islam, touche à toutes les sphères de la vie du musulman. elle est universelle dans sa portée et son applicabilité.  Le musulman doit non seulement être vertueux, mais doit aussi enjoindre la vertu.  Il ne doit pas seulement éviter le mal et le vice, il doit aussi en éloigner les autres, dans la mesure du possible.  en d’autres termes, il doit non seulement être moralement sain, il doit aussi contribuer à la santé morale de la société dans laquelle il vit. Dieu dit, dans le Coran :  « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait naître pour les hommes; vous enjoignez le bien et interdisez le blâmable, et vous croyez en Dieu.  et si les gens du Livre avaient cru, cela aurait mieux valu pour eux.  Certains d’entre eux sont croyants; mais la plupart d’entre eux sont des transgresseurs. » (S 3 V 110) Le prophète Mohammed (saw) a ainsi résumé le comportement du musulman : « Celui qui subvient à mes besoins m’a transmis neuf commandements : demeurer conscient de Dieu, en privé comme en public; parler avec honnêteté, que l’on soit en colère ou de bonne humeur; être modéré, que l’on soit pauvre ou riche; renouer avec les amis qui ont cessé de nous parler; donner à ceux qui refusent de nous donner; que nos silences soient meublés de réflexion; que mon regard soit un avertissement; et commander le bien, autour de soi. » L’Islam a établi un certain nombre de droits fondamentaux, valables pour l’humanité toute entière et qui doivent être observés et respectés en toutes circonstances. Dans ce but, l’Islam fournit, non seulement des garanties juridiques, mais aussi tout un système moral très efficace. Ainsi, pour l’Islam tout ce qui conduit au bien-être de l’individu ou de la société est moralement bon, et tout ce qui lui est nuisible est moralement mauvais. L’Islam attache tant d’importance à l’amour de Dieu et à l’amour de l’homme qu’il met en garde contre trop de formalisme. Nous lisons dans le Coran: « La piété ne consiste pas à tourner vos faces vers l’Orient ou vers l’Occident. Mais la piété, c’est de croire en Dieu, au Jour Dernier, aux Anges, à l’Écriture et aux prophètes. C’est d’apporter – pour l’amour de Dieu – un témoignage de générosité à ses proches, à l’orphelin, au pauvre, à l’étranger de passage, à ceux qui implorent un secours, et pour le rachat des captifs.

C’est la vertu de ceux qui observent la Prière et l’Aumône, respectent les engagements conclus, et sont patients dans l’adversité et au moment du danger: voilà les Croyants véridiques et voilà ceux qui craignent Dieu!” (S 2, V 177) Nous avons là une belle description du croyant vertueux et qui, craignant Dieu, obéit aux préceptes salutaires mais sans cesser de fixer son regard sur l’amour de Dieu et de son prochain. L’acceptation du devoir est personnelle et rationnelle, car le croyant cède plus à un attrait qu’à une pression. C’est la volonté divine, en tant qu’expression de la vérité absolue et de la justice parfaite qui s’impose, et non un commandement abstrait émanant d’une autorité morale suprême mais mal définie. Donc, la distinction entre “l’obligation juridique” et “le devoir éthique” n’existe pas en Islam: les deux sont intimement liés, se potentialisant pour affirmer la force du système. Nous avons reçu quatre préceptes: Notre foi doit être vraie et sincère. Nous devons être préparés à le montrer par des actes de charité envers notre prochain, et non par un “habit” de piété. Nous devons être de bons citoyens et apporter notre soutien aux organisations sociales. Notre âme doit être ferme et inébranlable en toutes circonstances. Car découlant de ce monothéisme eschatologique, Dieu Seul est le pilier du système moral de l’Islam: vers Lui se fera l’ultime retour, et Lui Seul nous rétribuera. C’est là le critère selon lequel tout comportement individuel est jugé comme bon ou mauvais. Ce critère est en quelque sorte le noyau autour duquel viennent s’articuler tous les éléments qui constituent la conduite morale de chacun. Avant d’établir des préceptes moraux, l’Islam cherche à implanter fermement dans le cœur de l’homme, la conviction qu’il est en constant rapport avec Dieu, Qui le voit à tout moment et en tout lieu. Il peut se cacher du monde entier, mais pas de Dieu. Il peut tromper n’importe qui, mais pas Dieu Il peut fuir l’emprise de n’importe qui, mais pas celle de Dieu. Ainsi, en faisant de “ce qui plaît à Dieu” l’objectif premier de toute vie humaine, l’Islam a posé le critère de moralité le plus élevé qui soit, ouvrant ainsi à l’évolution morale de l’humanité des perspectives illimitées. Voyant dans la révélation divine la source première de toute connaissance, l’Islam donne permanence et stabilité aux principes moraux qui, bien que laissant une marge raisonnable pour certaines adaptations et innovations, excluent les perversions, les déviations, les mœurs dissolues, le relativisme atomiste ou le relâchement de la vie morale. Il fournit une sanction à la moralité par l’amour et la crainte de Dieu qui incitent l’homme à obéir à la loi morale sans aucune pression extérieure. À travers la croyance en Dieu et au Jour du Jugement, l’Islam fournit une force qui permet à chacun d’adopter une conduite morale et sincère de tout son cœur et de toute son âme. Il ne cherche pas à inventer, des vertus morales nouvelles, ni à minimiser l’importance des normes morales bien connues. Il ne confère pas non plus, une importance exagérée à certaines normes tout en négligeant certaines autres sans raison. Il reprend toutes les vertus morales communément connues et, avec un sens remarquable de l’équilibre et des proportions, il assigne à chacune d’elles une place et une fonction convenables dans le schéma global de la vie. Il élargit l’horizon de la vie humaine individuelle et collective, son existence domestique, sa conduite civique, ses activités économique,  éducatif et social. Il couvre la totalité de son existence, depuis le berceau jusqu’au tombeau. en bref, aucune sphère de sa vie, n’échappe à l’application universelle et infiniment vaste des principes moraux de l’Islam. Ainsi, grâce à cette suprématie de la moralité, toutes les choses de la vie, au lieu d’être dominées par des désirs égoïstes et mesquins, sont réglées par des normes morales. L’Islam se fonde, par essence, sur la Justice, et non seulement sur l’Amour, car ce dernier est subjectif et la Justice normative. Cette Justice confère à l’Homme des droits, mais encore plus, des devoirs. en effet si le droit peut induire l’inertie, le devoir lui, positivement, exige.
CONSCIENCE DE DIEU

Le Coran stipule que cette conscience est la plus haute qualité que puisse posséder un Musulman: “Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux” (S 49, V 13) L’humilité, la modestie, le contrôle des passions et des désirs, la vérité, l’intégrité et la patience, la persévérance et le maintien des promesses sont des valeurs morales, soulignées sans cesse dans le Coran: “…et Allah aime les endurants” (S 3, V 146) “et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux, qui dépensent (pour plaire à Dieu) dans l’aisance comme dans l’adversité, qui dominent leur colère et pardonnent à autrui – car Allah aime les bienfaisants -” (S 3, V 133-134) “…accomplis la Salat (prière), commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre en toute entreprise. et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes” (S 31, V 17-19) D’une façon qui résume le comportement moral d’un Musulman, le Prophète Mohammed (saw) a dit: “Le Seigneur m’a donné sept commandements pour rester conscient de Dieu, que ce soit en privé ou en public: de parler avec justesse, que je sois en colère ou joyeux, être modéré aussi bien pauvre que riche, de renouer l’amitié avec ceux qui l’ont rompue avec moi, de donner à celui qui me refuse, que mon silence soit rempli de pensée, que mon regard soit une admonition, que je commande ce qui est juste”.

 

RESPONSABILITÉS SOCIALES
Les enseignements de l’Islam concernant les responsabilités sociales sont fondés sur la bonté et la considération pour autrui. l’Islam insiste sur les actes spécifiques de bonté et définit les responsabilités et les droits de chacun dans les différents types de relation. Dans un cercle grandissant de relations, notre première obligation va à la famille proche (les parents, le conjoint et les enfants) ensuite aux autres relations (les voisins, les amis, les connaissances, les orphelins et les veuves, ceux de la communauté qui sont dans le besoin, nos frères et sœurs musulman(e)s et tous nos semblables, enfin les animaux). Le respect et la sollicitude du aux parents sont soulignés dans les enseignements de l’Islam et constituent une partie importante de l’expression de la foi d’un Musulman. “et ton Seigneur a décrété: “N’adorez que Lui, et (montrez) de la bonté envers les père et mère: si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dit point: “Fi!” et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses, et par miséricorde abaisse pour eux l’aile de l’humilité et dis: “Ô mon Seigneur, fais-leur, à tous deux, miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit” (Sourate 17, versets 23-24) “et donne au proche parent ce qui lui est dû ainsi qu’au pauvre et au voyageur (en détresse). et ne gaspille pas indûment” (Sourate 17, verset 26) Le Prophète (saw) a dit: “N’est pas croyant celui qui mange à sa faim, alors que son prochain a faim. N’est pas croyant celui dont les voisins ne sont pas à l’abri de sa conduite blessante”. en fait, d’après le Coran et la Sunna, un Musulman doit assurer sa responsabilité morale, non seulement envers ses parents, ses relations et ses voisins, ses collègues, mais aussi envers l’humanité tout entière, ainsi qu’envers les animaux, les arbres et les plantes. Par exemple, il est interdit de chasser les oiseaux et les animaux pour le sport; de même, il est interdit de couper les arbres et les plantes fruitiers à moins d’un besoin essentiel. Le Musulman est le gardien de la nature et de ce fait il doit la conserver et la protéger. Ainsi, à partir de principes de base, l’Islam édifie tout un système moral extrêmement élevé grâce auquel l’humanité peut réaliser pleinement son potentiel. L’Islam purifie l’âme. La soumission permanente du musulman à la volonté divine, crée une atmosphère de religiosité, dans laquelle baigne son existence. Cette soumission représente la motivation fondamentale de sa vie morale. L’Islam est une source de bonté, de générosité, de miséricorde, de sympathie, de paix, de bienveillance désintéressée, de loyauté et d’honnêteté envers la création tout entière en toutes circonstances. De ses qualités, les plus nobles qui soient, ne peut naître que le Bien. Tel est l’Islam qui doit vivre en chaque musulman. (et Dieu est Plus Savant !)

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