Maroc : une cellule liée à l’EI projetait de s’attaquer à des ambassades et des sites touristiques

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Démantelée par les autorités marocaines vendredi dernier, une cellule terroriste se réclamant de l’État islamique s’apprêtait à commettre des attentats contre des représentations diplomatiques et des sites touristiques, a annoncé le patron du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) dimanche.

Lors d’une vaste opération menée vendredi 2 janvier à l’aube dans cinq villes marocaines, sept membres de cette « dangereuse cellule » ont été arrêtés par les policiers du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ). « D’autres suspects sont toujours recherchés », a indiqué Abdelhak Khiam, qui dirige ce service de sécurité en charge des affaires terroristes.

« Déterminée à passer à l’acte »

Le « cerveau » du groupe, qui a été interpellé, se revendique comme « émir » et voulait créer une branche de l’organisation État islamique (EI) dans le royaume. Il avait notamment reçu « des financements et des armes par des membres de la branche libyenne de l’EI », selon Khiam.

Cette cellule était « déterminée à passer à l’acte » et avait pour cible des « représentations diplomatiques, des sites touristiques et des personnalités publiques ». Elle agissait en « coordination avec des membres de l’EI sur la zone syro-irakienne et en Libye », a fait savoir le patron du BCIJ lors d’un point de presse.

Les suspects interpellés, tous Marocains, sont âgés de 20 à 29 ans. Seul l’un d’entre eux est allé à l’université, a précisé Khiam. Quant aux armes saisies, celles-ci provenaient « de Libye et ont été acheminées via la frontière avec l’Algérie », a-t-il ajouté.

Renforcer les contrôles

Plusieurs des suspects ont été appréhendés dans une « planque secrète », en fait un banal appartement loué à El Jadida, une ville située dans le centre du pays. D’après les autorités, les jihadistes profiteraient de l’essor de la location meublée au Maroc, avec l’arrivée de sites internet spécialisés. Des maisons et des appartements seraient ainsi loués sans que les propriétaires n’en informent les autorités.

D’après le ministère de l’Intérieur, qui a annoncé un renforcement des contrôles sur le marché de la location meublée, ces pratiques « facilitent la dissimulation des personnes suspectes et les aident à préparer leurs actes de sabotage ». Dans son communiqué, le ministère exhorte les propriétaires « à révéler aux autorités sécuritaires l’identité des locataires », sous peine de poursuite judiciaire pour complicité.

Par jeuneafrique

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