Le Parlement britannique devra se prononcer sur le lancement du Brexit

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La Cour suprême britannique a statué : le Parlement devra être consulté sur le processus de divorce avec l’Union européenne. Les députés auront donc leur mot à dire sur le Brexit. C’est la confirmation d’un premier avis rendu par la Haute Cour de Londres en novembre et c’est une mauvaise nouvelle pour Theresa May dont la Cour a rejeté l’appel.

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Le gouvernement a reconnu être déçu mais a immédiatement annoncé qu’il respecterait cette décision en présentant un projet de loi très court à la Chambre des communes et sur lequel les députés débattront.

Même si on s’y attendait, ce jugement est un revers important et humiliant pour Theresa May, cela signifie aussi que son gouvernement perd quelque peu le contrôle du processus de sortie de l’UE et dépend désormais du vote du Parlement dont la Cour suprême a rappelé qu’il était souverain.

En revanche, le gouvernement n’est pas contraint d’obtenir l’aval des Parlements régionaux écossais, gallois et nord-irlandais, ce qui veut dire que le calendrier pour lancer le Brexit devrait être maintenu à la fin mars, comme le souhaitait Theresa May.

Blocages

Néanmoins une bataille féroce devrait se dérouler au Parlement pour modifier le projet de « Brexit dur » annoncé par la Première ministre. Si le Parti travailliste de Jeremy Corbyn a assuré qu’il ne bloquerait pas la sortie de l’UE, il a prévenu qu’il demanderait des garanties sur un accès au marché unique notamment et le parti indépendantiste écossais SNP, viscéralement opposé au Brexit, vient d’annoncer son intention de déposer pas moins de 50 amendements pour compliquer au maximum le processus.

RFI

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