Dans l’est de la Syrie, les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont réussi, lundi 16 janvier, à isoler l’aéroport militaire du reste des quartiers gouvernementaux de la ville de Deir Ezzor, selon des sources de l’opposition et du régime.

Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

La garnison de l’armée syrienne n’a jamais été dans une situation aussi difficile depuis la prise de la majeure partie de la province de Deir Ezzor par les jihadistes en 2014. Après trois jours de combats acharnés, qui ont fait plus d’une centaine de morts dans les deux camps, le groupe Etat islamique a réussi à couper en deux le secteur de 30 km², tenu par les troupes gouvernementales.

L’aéroport, qui approvisionne les 200 000 habitants assiégés dans les quartiers de Deir Ezzor, est maintenant encerclé. Si les jihadistes parviennent à consolider leurs positions, le ravitaillement des civils sera totalement interrompu.

Deir Ezzor est défendue par des unités d’élite de la Garde républicaine, des partisans du Baas et des milices tribales. Il s’agit notamment du clan de Choueitat, dont 700 membres ont été assassinés par les jihadistes depuis 2014. La garnison est soutenue par des avions et des hélicoptères déployés dans l’aéroport.

Les défenseurs savent bien que si la ville tombe, les jihadistes commettront un véritable massacre, comme ils l’ont fait il y a un an. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), rappelle que 150 civils avaient été tués et 400 autres enlevés, après la prise du village prorégime de Baghiliya, près de l’aéroport.

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