Syrie : l’armée syrienne contrôle 90% d’Alep, l’État islamique reprend Palmyre

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Un mois après le lancement de l’offensive dans la deuxième ville du pays, le régime de Bachar al-Assad contrôle désormais 90% des quartiers Est d’Alep. En revanche, les jihadistes du groupe terroriste État islamique, profitant de la mobilisation de l’armée syrienne à Alep, ont réussi à reprendre la cité antique de Palmyre, dans la province de Homs.

Les forces pro-Assad ont pris le contrôle tôt lundi matin du quartier de Cheikh Saïd et de Salhine (sud-est d’Alep), où de violents combats se sont déroulés depuis dimanche après-midi, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Les forces du régime syrien contrôlent maintenant 90% » d’Alep-Est, tenu par les insurgés depuis l’été 2012, a-t-il ajouté. Les revelles sont maintenant assiégés dans un réduit au sud de la ville.

Plus de 400 civils tués

En moins d’un mois, l’armée syrienne, soutenue par des combattants venus d’Iran et du Hezbollah libanais ainsi que par de violents bombardements aériens syriens et russes, a réussi à chasser les rebelles de l’essentiel du territoire ce ces derniers tenaient à Alep.

Selon l’Observatoire, au moins 413 civils ont été tués à Alep-Est depuis le début de l’offensive le 15 novembre, tandis qu’au moins 139 autres ont péri à cause de tirs de roquettes rebelles sur les quartiers Ouest.

Plus de 10 000 civils supplémentaires ont par ailleurs fui les quartiers rebelles d’Alep ces dernières 24 heures pour rejoindre les secteurs sous contrôle du gouvernement, a indiqué lundi l’OSDH. Au total, ils sont environ 130 000 à avoir fui la ville depuis le début de l’offensive.

Assaut surprise à Palmyre

La cité antique de Palmyre, située dans l’Est de la Syrie et classée au Patrimoine mondial de l’humanité, a quant à elle été reprise par les jihadistes de l’EI, a confirmé le gouverneur de la province de Homs, Talal Barazi, à la télévision d’État. « L’armée déploie tous les moyens pour empêcher les terroristes de rester », a-t-il déclaré.

Malgré d’intenses bombardements ce week-end de la Russie, alliée de Bachar al-Assad, pour contrer l’offensive de l’EI lancée le 8 décembre, l’armée syrienne a quitté la ville après avoir essuyé des attaques sur plusieurs fronts.

L’EI avait pris le contrôle de Palmyre en mai 2015 et en avait été chassé par le régime de Bachar al-Assad, appuyé par la Russie, au mois de mars 2016.

Par jeuneafrique

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