RDC: ultimes négociations entre majorité et opposition sous l’égide de l’Eglise

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CAMEROUN,En RDC, d’ultimes négociations ont démarré jeudi 8 décembre entre majorité et opposition sous l’égide de l’église catholique. L’objectif est de trouver une issue à la crise politique en cours alors que le 19 décembre marque la fin du deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila sans que des élections aient pu être organisées. En octobre, un accord politique avait été trouvé entre le pouvoir et une frange de l’opposition. Mais les poids lourds de l’opposition l’ayant rejeté, la commission épiscopale du Congo s’est proposée de remettre les acteurs politiques autour d’une même table.

« Construire des ponts, non pas des murs. » Cette formule du pape François citée à l’ouverture de ces nouveaux pourparlers en résume bien l’enjeu. Car le climat de défiance entre la majorité et l’opposition n’a cessé de grimper ces derniers mois, chaque camp accusant l’autre de jusqu’au-boutisme.

Que des représentants du pouvoir et de l’opposition historique en RDC acceptent de s’asseoir autour d’une table est donc un premier pas important. Mais il faudra aller plus loin, rapprocher aussi les positions des uns et des autres. « Les exigences rigides devront céder à la concession et au compromis », a prévenu Mgr Marcel Utembi, le président de l’église épiscopale congolaise, dans son discours.

L’enjeu pour le pouvoir est de convaincre l’opposition d’accepter une transition avec Joseph Kabila jusqu’à l’organisation des prochaines élections. Renoncer aussi à tout appel à manifester le 19 décembre.

L’opposition, elle, souhaite obtenir une date contraignante pour la tenue de ces élections. Elle voudrait aussi que le délai de 18 mois adopté en octobre dernier soit raccourci afin d’organiser la présidentielle fin 2017 au plus tard.

L’église congolaise espère aboutir à un accord final d’ici mercredi prochain 14 décembre. Elle compte beaucoup sur ces négociations en comité restreint avec 30 délégués pour aller à l’essentiel. Car la marge de manœuvre est toute petite et le temps compté pour trouver un consensus avant la fin constitutionnelle du mandat de Joseph Kabila dans 10 jours.

Par RFI

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