Libye : près de 270 cadavres de jihadistes de l’EI récupérés après la reprise de Syrte

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266 cadavres de combattants du groupe État Islamique ont été retrouvés dans les rues et bâtiments de Syrte après la reprise de la ville lundi par les forces loyales au gouvernement d’union nationale (GNA).

Selon un porte-parole du GNA, les opérations de « ratissage et de nettoyage » se poursuivaient encore jeudi. Les forces libyennes du gouvernement d’union national ont annoncé lundi avoir repris le contrôle total de la ville de Syrte, mais la libération sera officiellement proclamée « après le ‘nettoyage de la ville et le rétablissement de la sécurité », notamment dans le quartier d’al-Giza al-Bahriya, où s’étaient retranchés les derniers jihadistes, a précisé l’agence de presse libyenne LANA.

Guérilla urbaine

Cette victoire dans ce bastion symbolique pour l’EI intervient après six mois d’offensive. Lancée le 12 mai dernier, la campagne pour reprendre Syrte, ancien fief de Moummar Khadafi situé à 450 km à l’est de Tripoli, s’est longtemps heurtée à la résistance des jihadistes retranchés dans cette zone portuaire. Les jihadistes ont défendu leur principal fief en Afrique avec des tactiques  de guérilla urbaine (voitures piégées, engins explosifs…).

Les combats ont fait plus de 700 morts et 3 000 blessés dans les rangs des forces loyalistes du GNA. Le bilan exacte du camp jihadiste n’est pas connu, même si un responsable sécuritaire des forces pro-GNA à Misrata, une ville entre Syrte et Tripoli, revendiquait jeudi un bilan de « pas moins de 2 500 morts parmi les membres de l’EI depuis le début de l’opération » .

Cérémonies en préparation

Du côté du gouvernement de Tripoli, l’heure est à la préparation des festivités pour célébrer la victoire. Fayez al-Sarraj, le chef du GNA, a réuni mercredi les principaux commandants et chefs des opérations ayant combattu à Syrte afin de « préparer les cérémonies pour la proclamation de la libération de Syrte ».

L’EI s’était emparée de Syrte en juin 2015 en profitant du chaos ambiant après la mort de Mouammar Kadhafi en 2011. Cette défaite est un revers de taille pour l’État islamique, déjà en difficulté dans ses fiefs de Mossoul en Irak et de Raqqa en Syrie.

Par jeuneafrique

 

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