Sept personnes ont été  interpellées ce week-end en France. L’opération antiterroriste a été menée par la Direction générale de la sécurité intérieure avec l’appui du Raid, l’unité d’élite de la police. Les enquêteurs sont intervenus à Strasbourg et à Marseille pour appréhender des hommes soupçonnés de préparer un attentat sur le sol français.

Ils sont âgés de 29 à 37 ans et sont de nationalité française, marocaine ou afghane. Six d’entre eux n’étaient pas connus des services de renseignement. Les sept hommes interpellés ce week-end, dans la nuit de samedi à dimanche à Strasbourg et Marseille, avaient toutefois été repérés de longue date. Le ministre français de l’Intérieur parle d’une opération de « huit mois» en lien avec d’autres interpellations menées en juin dernier. Il a laissé entendre que le groupe était prêt à passer à l’action. Certains des individus interpellés sont soupçonnés d’avoir séjourné en Syrie.

Menace très élevée

Bernard Cazeneuve s’est montré satisfait mais assure que la menace terroriste reste très élevée : « Le risque zéro ne peut jamais être garanti et ceux qui le garantissent mentent aux Français. Mais dans ma responsabilité de ministre de l’Intérieur, en coordination étroite avec la justice, je le redis à nos compatriotes : tout est mis en oeuvre à chaque minute, à chaque instant pour prévenir cette menace terroriste et protéger les Français ».

Depuis le début de l’année, 418 personnes ont été interpellées, en lien avec des réseaux terroristes. Le président François Hollande a affirmé le 15 novembre dernier vouloir prolonger l’état d’urgence jusqu’à la présidentielle d’avril-mai 2017. « Il y a une campagne présidentielle, avec des réunions publiques », ainsi que « les batailles décisives » engagées contre le groupe EI dans ses fiefs de Mossoul en Irak et de Raqqa en Syrie, auxquelles la France participe au sein de la coalition, a expliqué  le Premier ministre Manuel Valls afin de justifier la prolongation de ce régime d’exception.

RFI

AUCUN COMMENTAIRE

REPONDRE