Dominatrice mais bousculée par la Côte d’Ivoire, l’équipe de France de football a concédé un terne match nul, mardi soir à Lens (0-0). Et les Bleus, qui n’ont jamais été vraiment dangereux, auraient même pu conclure 2016 sur une défaite.

Pas de but, peu de jeu… Difficile de tirer beaucoup d’enseignements du terne 0-0 sur lequel s’est conclu le dernier match amical des Bleus de cette année 2016. Malgré le soutien indéfectible du public du stade Bollaert, à Lens, les hommes de Didier Deschamps ont été incapables de bouger la Côte d’Ivoire, mardi 15 novembre. Pis, ces “Bleus bis” – puisque le staff avait opté pour un large turn over – ont même failli se faire surprendre par des Éléphants dominés mais au final bien plus dangereux que leurs hôtes. Et pourtant, les premières foulées avaient été encourageantes.

Durant les dix premières minutes de jeu, les Français ont effectivement confisqué le ballon. Une domination matérialisée d’entrée par deux tentatives. Rabiot, d’une reprise de la tête sur un bon centre de Payet (3e), puis Gameiro, d’une frappe à l’entrée de la surface (10e), ont pris leur chance, mais sans toutefois trouver le cadre de Gbohouo.

Puis, après un début de rencontre très compliqué, les Éléphants sont sortis de leur moitié de terrain. Et leur première incursion a failli être la bonne. Des 25 mètres, Traoré a décoché une superbe frappe que Costil, pour sa première titularisation, a bien failli aller chercher au fond de ses filets. Le ballon, renvoyé par le poteau, a été ensuite poussé dans le but vide par Kalou, finalement signalé en position de hors jeu (11e).

Alertés, les Bleus ont resserré les boulons derrière, mais parfois au détriment de l’animation offensive, trop souvent brouillonne. Peu avant la demi-heure de jeu, Payet puis Gameiro ont coup sur coup réussi à percer l’axe de la défense ivoirienne, mais sans toutefois pouvoir armer (27e).

À l’inverse, les Ivoiriens se sont procurés une nouvelle opportunité, par Kodjia, qui a vu sa tentative repoussée in extremis par Costil avant que la défense française n’écarte le danger (29e). Et quelques minutes plus tard, les Éléphants se sont de nouveau mis en évidence… Kessie, trouvé par Doukouré dans la surface, a parfaitement remis le ballon vers Gradel, dont la frappe n’a pas trouvé le cadre (37e).

Costil, première contrastée

Au retour des vestiaires, la rencontre a repris sur un rythme de sénateur. Comme en première période, les Bleus ont mis le pied sur le ballon, mais sans vraiment réussir à mettre en difficulté les hommes de Michel Dussuyer.

À l’heure de jeu, le public de Bollaert s’est un instant enflammé lorsque Sissoko a été alerté dans la surface, à la suite d’une belle combinaison entre Digne et Payet côté droit, mais la reprise de la tête du milieu de terrain n’a pas trouvé le cadre (60e).

Puis, quelques minutes après, c’est un énorme frisson qui a traversé les travées de l’enceinte lensoise. Sorti de manière totalement hasardeuse sur une longue transversale adverse, Costil a perdu le ballon aux 35 mètres. Gradel, tout heureux de récupérer le cuir, a frappé en direction du but vide mais sa tentative est passé juste au-dessus de la barre (67e).

Il était écrit que ce dernier match des Bleus en 2016 allait se terminer sans but. Même Giroud, entré en cours de jeu, n’est pas parvenu à trouver la faille (69e), pas plus que Sio, côté ivoirien (71e). Et dans les ultimes minutes, Costil a même sauvé les siens en repoussant une tentative de Pepe, seul aux six mètres, d’un superbe arrêt réflexe (89e).

Un match nul, donc, que le staff de l’équipe de France pourra mettre sur le compte d’une large revue d’effectif. Reste que ces Bleus-là n’auront pas franchement gagné leur galons de titulaires sur la pelouse des Sang et Or.

Par Yann BUXEDA

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