13 novembre 2016, un dimanche noir pour le football africain. Laurent N’Dri Pokou, l’homme d’Asmara,  la légende du football ivoirien est décédé.

 

Il a succombé à ce mal pernicieux qui le maintenait loin des stades depuis bientôt 2 mois. Attaquant, puis entraîneur, Laurent Pokou a débuté sa carrière dans les années 60 alors qu’il n’avait que 13 ans. Avant-centre titulaire de l’équipe de Côte d’Ivoire, il obtient une reconnaissance internationale en obtenant le titre de meilleur buteur de la Coupe d’Afrique des nations en 1968 et 1970. Son record de quatorze buts, marqués lors de ces deux éditions de la compétition, n’est battu qu’en 2008, par Samuel Eto’o.

Longtemps réticent à quitter la Côte d’Ivoire pour devenir footballeur professionnel, fin décembre 1973, Laurent Pokou finit par rejoindre la France, le Stade rennais puis l’AS Nancy-Lorraine en 1977 où il côtoie Michel Platini.

De l’avis des médias et de ses pairs, il est un joueur spectaculaire, rapide, dribbleur, et un buteur efficace, il monte par deux fois sur le podium du Ballon d’or africain, en 1970 et 1973.

Parfois comparé à son contemporain Salif Keïta, et à son successeur en équipe nationale Didier Drogba, il est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football ivoirien et africain.

Il tient son surnom, l’homme d’Asmara de la CAN 1968 disputée en Ethiopie. En demi-finale, à Asmara, face à la sélection ghanéenne, Laurent Pokou marque en seconde mi-temps  deux buts en l’espace de cinq minutes alors que la Côte d’Ivoire était menée par deux buts à zéro. Les Ivoiriens perdront finalement le match et devront arracher la troisième place à l’Ethiopie.

Il est désormais surnommé « L’homme d’Asmara », comme l’avait alors appelé le journaliste qui avait commenté la rencontre à la radio ivoirienne.

Puisse son âme reposée en paix.

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