La Côte d’Ivoire et le Mali ont célébré, dimanche, à Fakola en terre malienne, la fin de vingt ans de différend frontalier dans une ambiance festive, marquant la “paix et la réconciliation” retrouvées entre Fakola et Kaniasso, deux localités voisines séparées par une frontière et des conflits avec leur lot de victimes.

Une cérémonie symbolique et historique selon Siaka Konaté, le Maire de Fakola. “Nous espèrons que l’Afrique et le monde entier s’inspireront de cet exemple de l’administration des deux pays”, a-t-il poursuivi.

La ministre ivoirienne de la Solidarité et de la cohésion sociale, le Professeur Marietou Koné, également chef de la délégation ivoirienne, s’est quant à elle félicitée qu’une solution soit trouvée pour un règlement “définitif” de ce conflit. “Nous scellons aujourd’hui la paix, et nous établissons un nouveau contrat social entre les deux pays”, a-t-elle ajouté.

La ministre ivoirienne a également mis en exergue “la diplomatie qui s’inspire des mécanismes traditionnels” et qui a réussi à “convaincre les populations à se réconcilier”. Pour elle, cette réconciliation vient “raffermir” les “liens séculaires” entre les deux pays.

Depuis plus de vingt ans existait un différend frontalier entre les localités ivoirienne de Kaniasso et malienne de Fakola. Ce conflit, qui a fait plusieurs victimes dont les dernières datent de 2015, est notamment lié aux activités agro-pastorales (conflit éleveurs-agriculteurs, vol de bétail…).

La fête a mobilisé des membres de gouvernement, des élus locaux, des autorités administratives, des officiers supérieurs des armées ainsi que des chefs traditionnels et religieux des deux pays. Elle a fait suite à un “accord” intervenu le 9 août dernier lors d’un atelier à Kaniasso et qui a réuni des participants issus des différentes parties.

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